Mesures
Relance du logement : le gouvernement veut simplifier et accélérer les procédures


L’année 2024 restera dans les annales comme la pire pour les promoteurs immobiliers depuis 1950, avec 59.014 nouveaux logements mis en vente, soit presque moitié moins qu’en 2022. Le secteur est en crise depuis trois ans, avec des conséquences lourdes pour les entreprises et les particuliers. Mais, si les pouvoirs publics ont tardé à réagir, 2025 pourrait annoncer le bout du tunnel. C’est en tout cas le sentiment qui dominait au sortir du Marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim), qui s’est déroulé à Cannes du 11 au 14 mars, et durant lequel la ministre chargée du logement, Valérie Létard, a présenté une série de mesures pour relancer la production de logements. L’exercice est rituel: l’année dernière, c’est le prédécesseur de Mme Létard, Guillaume Kasbarian, qui tenait la barre, défendant alors un «choc de l’offre» à travers, là aussi, dix mesures de simplification et d’accélération. La dissolution de l’Assemblée nationale a finalement eu raison de ces ambitions, portées par un projet de loi relatif au développement de l’offre de logements abordables tombé aux oubliettes de la crise institutionnelle. Après la reprise de mesures disparates par divers décrets – alignement de la durée d’une autorisation d’exploitation commerciale sur le permis de construire, permis d’aménager par tranche, assouplissement des exigences de la RE2020 –, la loi de finances pour 2025 a finalement porté bon nombre des avancées souhaitées par le gouvernement pour le logement.
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