Aménagement foncier
« Il s’agit avant tout d’une aventure humaine »


Le syndicat Save, que vous présidez, a été créé en 1974 (1). Quelle était sa vocation?
Eric Cailleau: L’objectif initial était de défendre nos intérêts professionnels, mais aussi de structurer et de promouvoir notre métier. L’aménagement foncier, contrairement à ce qu’on croit souvent, ne se limite pas à découper des parcelles. C’est un travail de fond qui prend en compte l’urbanisme, l’agriculture, la gestion des ressources naturelles et, bien sûr, les aspects environnementaux et sociaux.
Fallait-il aussi lutter contre l’héritage du remembrement, et expliquer que votre travail n’était pas uniquement de la division parcellaire au bénéfice des grands propriétaires terriens?
E.C.: L’image que les gens ont de l’aménagement foncier est souvent biaisée par ce qu’ils ont entendu ou vu par le passé, notamment au sujet du remembrement. Aujourd’hui encore, un livre publié par une journaliste continue d’entretenir cette vision erronée (2). Dans les années 1970 et 1980, on était encore dans cette logique héritée de l’après-guerre, où il fallait répondre à des besoins agricoles urgents. La question à l’époque, c’était comment nourrir la France et s’adapter à la mécanisation. Le remembrement, qui est aujourd’hui pointé du doigt, a été un outil crucial à l’époque pour moderniser l’agriculture et optimiser l’exploitation des sols, avec des effets parfois négatifs, c’est vrai. Mais les choses ont complètement changé au début des années quatre-vingt-dix.
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