Le cadastre libanais, un héritage ottoman façonné par la France
Au Liban, rares sont les institutions à avoir traversé sans interruption les crises, les guerres, voire l’effondrement de l’État. Le cadastre en fait partie: depuis sa création par les autorités mandataires, en mars 1926, l’enregistrement des droits fonciers n’a jamais cessé. «Pas une seule fois», se félicite Joyce Akl, directrice générale des affaires foncières au ministère des Finances. Ni la guerre civile (1975-1990), ni les conflits récurrents avec Israël — ni même ses vingt années d’occupation du Sud-Liban — n’ont remis en cause sa continuité. «Chaque parcelle cadastrée possède une référence géodésique inscrite dans le registre, facilement récupérable grâce aux archives, aux photographies aériennes, aux images satellites ainsi qu’aux relevés conservés par nos services», fait valoir Sarkis Fadous, président de l’Ordre des topographes du Liban, qui compte environ 2.000 membres.
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