« L’emprise foncière des transports ne doit plus rester un angle mort »
Qu’est-ce qui vous a conduit à travailler sur l’emprise foncière des infrastructures de transport?
Mehdi Attané: À l’Institut, nous travaillons sur la préservation des sols vivants, en agissant à la fois sur la prévention de l’artificialisation et sur la renaturation. Jusqu’à présent, nos travaux portaient surtout sur le logement ou le développement économique. Les infrastructures de transport étaient un angle relativement peu exploré. Nous avons donc voulu comprendre leur contribution réelle à l’artificialisation passée, afin d’identifier des leviers d’action pour l’avenir. Et le constat est clair: les infrastructures, notamment routières, représentent une part significative de l’artificialisation. Selon les données disponibles, au moins 6 à 7% de l’artificialisation de la dernière décennie leur est imputable. Et encore, ces chiffres — ceux du Cerema — sont probablement sous-estimés. D’autant qu’une route ne s’arrête pas à son emprise directe: elle structure tout un système urbain, favorisant l’implantation d’entrepôts ou de zones d’activités. C’est un effet d’entraînement qu’il faut intégrer.
En achetant le numéro correspondant à cet article (Numéro 9), vous recevrez la version imprimée et aurez accès immédiatement à l'ensemble de son contenu en ligne.
Je m'abonne (11 numéros) / J'achète ce numéro Je me connecte

