Au Liban, le territoire comme objet de la guerre
À l’école Hajj Miriam de Tyr, sur la côte méditerranéenne, à 30km d’Israël, Mohammed fait défiler les images de sa maison et de son village de Zebqine. La bâtisse de pierre entourée d’oliviers appartenait à sa famille «depuis près de deux siècles». Il n’en reste qu’un amas de gravats compactés, d’où émerge un mur de guingois. «Voilà ce qu’ils ont fait», lâche cet homme, déplacé dès les premiers affrontements entre le Hezbollah et Israël en 2023, en évoquant les destructions méthodiques menées par Tsahal au sud du Liban. «On a vu Gaza: on savait, mais on n’imaginait pas ça ici. On se disait: la communauté internationale ne laissera pas faire.»
En achetant le numéro correspondant à cet article (Numéro 10), vous recevrez la version imprimée et aurez accès immédiatement à l'ensemble de son contenu en ligne.
Je m'abonne (11 numéros) / J'achète ce numéro Je me connecte

