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L’État va-t-il débrancher le cerveau de l’urbanisme ?

En décembre dernier, le gouvernement décidait de sabrer le budget du groupement d’intérêt public de l’Europe des projets architecturaux et urbains (GIP Epau). Ce laboratoire inédit permet d’imaginer l’avenir des villes et des ruralités. Cette décision sidère élus locaux, chercheurs et professionnels de l’aménagement du territoire.
Marie Hérault Le mercredi 18 mars 2026
Parmi les projets lauréats de la consultation Quartiers de demain : un projet de restructuration dans le quartier des Sablons au Mans. © Consultation Quartiers de demain, Raum404 (Suisse) + Estran

Le contraste est saisissant, on pourrait dire brutal. Le 2 décembre dernier, Emmanuel Macron et plusieurs de ses ministres (Culture, Logement et Transition écologique) s’affichaient en protecteurs des territoires et de la recherche lors de la cérémonie annonçant les dix lauréats du programme «Quartiers de demain». Dans la préface du livre et de l’exposition consacrés à l’événement, le chef de l’État écrivait vouloir «faire de dix quartiers prioritaires des laboratoires d’excellence au service de la vie quotidienne, pour que l’accès à un cadre de vie de qualité ne soit plus un privilège réservé à quelques-uns, mais un droit, pour tous», parlant aussi de «la confirmation que nous pouvons inventer, ensemble, un art de bâtir au service de notre art de vivre».

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