Climat [Abonnés]

Un droit à l’ombre contre la chaleur

Dans des villes devenues fournaises, l’accès à l’ombre devient vital. Si certains veulent la voir consacrée en droit, l’ombre agit pour l’instant comme un révélateur des inégalités face au réchauffement climatique.
Marti Blancho Le lundi 1 juin 2026
Rio de Janeiro fait partie des neuf villes dont l’ombrage des trottoirs a été cartographié. © Donatas Dabravolskas / Adobe Stock

Dis-moi si ta rue est ombragée, je te dirai combien tu gagnes. Les quartiers les plus riches d’une ville sont aussi ceux qui bénéficient le plus de l’ombre, et donc d’une meilleure protection face aux fortes températures. C’est le constat d’une étude publiée en 2026 dans la revue Nature (1), qui a cartographié l’ombrage des trottoirs à Amsterdam, Barcelone, Milan, Stockholm, Rio de Janeiro, Belém, Boston, Hong Kong et Sydney. Les chercheurs ont constaté une corrélation évidente entre le niveau d’ombre des rues et le taux de richesse des riverains: les quartiers aisés sont plus à l’ombre que les zones défavorisées. Une tendance observée partout sauf à Milan et Barcelone. «Il suffit de regarder quelles zones sont dans l’ombre pour savoir où vivent les riches et les pauvres», résume Fabio Duarte, urbaniste au MIT et coauteur de l’étude. 

Ce contenu est réservé aux abonnés
Abonnez-vous ou achetez le numéro pour lire la suite de l'article
En vous abonnant au magazine novendi, vous recevrez la version imprimée pendant un an au lieu de votre choix et aurez accès immédiatement à l'ensemble des contenus en ligne du site novendi-mag.fr.
En achetant le numéro correspondant à cet article (Numéro 10), vous recevrez la version imprimée et aurez accès immédiatement à l'ensemble de son contenu en ligne.
Je m'abonne (11 numéros) / J'achète ce numéro Je me connecte
En poursuivant votre navigation, vous acceptez le dépôt de cookies sur votre ordinateur, en savoir plus fermer